septembre 3, 2026

Aides SGK en Turquie en 2026

Aides SGK en Turquie en 2026

Les employeurs du secteur privé en Turquie peuvent bénéficier de plusieurs réductions de cotisations sociales, aides à l’emploi et dispositifs d’incitation administrés par le SGK (Sosyal Güvenlik Kurumu – Institution de sécurité sociale turque).

En 2026, ces mécanismes peuvent représenter une réduction significative du coût d’un salarié en Turquie. Leur application dépend toutefois du profil du salarié, de l’activité de l’entreprise et du respect des obligations sociales et déclaratives de l’employeur.

Voici les principaux dispositifs actuellement applicables.

1. Réduction de 2 points des cotisations patronales

En vertu de l’article 81/1-(ı) de la loi n° 5510, une partie des cotisations patronales relatives aux assurances invalidité, vieillesse et décès peut être prise en charge par le Trésor turc.

La réduction est normalement de 2 points.

Une disposition particulièrement importante s’applique toutefois au secteur manufacturier : pour les établissements exerçant une activité de production industrielle, la réduction est portée à 5 points jusqu’à la fin de l’année 2026.

Pour bénéficier de cette réduction, l’employeur doit notamment :

  • transmettre ses déclarations sociales dans les délais légaux ;
  • payer les cotisations dans les délais ;
  • ne pas avoir de dette exigible auprès du SGK, sauf lorsqu’elle fait l’objet d’un dispositif de restructuration ou d’échelonnement régulièrement respecté ;
  • ne pas employer de salariés non déclarés ;
  • ne pas effectuer de déclarations fictives de salariés.

Il s’agit d’un dispositif important à prendre en compte lors du calcul du coût employeur en Turquie.

2. Réduction de 5 points pour certains salariés envoyés à l’étranger

Les employeurs privés qui envoient certains salariés travailler dans des établissements situés à l’étranger peuvent bénéficier d’une réduction correspondant à 5 points de la part patronale de l’assurance maladie générale.

L’avantage est calculé sur la rémunération soumise aux cotisations sociales.

L’employeur doit notamment respecter les délais de déclaration et de paiement et être en règle vis-à-vis du SGK.

3. Réduction de 5 points pour certains assurés 4/b

Les assurés relevant de l’article 4/1-(b) de la loi n° 5510 peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’une réduction de 5 points sur les cotisations invalidité, vieillesse et décès.

Les assurés volontaires et les muhtars sont notamment exclus du dispositif.

Pour bénéficier de cette réduction, les cotisations doivent être payées dans les délais et l’assuré ne doit pas avoir de dette sociale exigible non régularisée.

4. Incitations liées aux investissements régionaux et à l’emploi

Les investissements réalisés dans le cadre des dispositifs turcs d’aide publique à l’investissement peuvent ouvrir droit à des avantages sur les cotisations sociales.

Selon le type d’investissement et sa localisation, l’aide peut couvrir tout ou partie des cotisations patronales calculées sur la base minimale soumise à cotisations.

Dans certaines provinces déterminées par les autorités turques, le dispositif peut également couvrir les cotisations salariales.

L’entreprise doit notamment disposer du certificat d’incitation à l’investissement requis et respecter les différentes conditions fiscales et sociales applicables.

5. Soutien au salaire minimum en 2026

Un dispositif spécifique de soutien au salaire minimum s’applique de janvier à décembre 2026.

Pour les établissements éligibles, le montant de l’aide est calculé en multipliant le nombre total de jours de cotisation concernés par :

42,33 TRY par jour

Cela représente jusqu’à :

1 270 TRY par mois

pour un salarié comptabilisant 30 jours éligibles.

Le montant correspondant est déduit des cotisations sociales que l’employeur doit verser au SGK et est financé par le Fonds d’assurance chômage.

Pour les établissements existants, l’éligibilité dépend notamment des rémunérations journalières déclarées en 2025.

Les seuils de référence sont notamment de :

  • 1 300 TRY par jour pour le régime général ;
  • 2 600 TRY pour certains établissements appliquant une convention collective ;
  • 3 467 TRY pour certains établissements des secteurs du lignite et de la houille.

Les établissements nouvellement ouverts en 2026 peuvent, sous réserve des autres conditions, bénéficier du soutien pour l’ensemble de leurs salariés sans application de ce plafond salarial.

6. Embauche d’un bénéficiaire de l’assurance chômage

Un employeur privé recrutant une personne percevant des allocations chômage peut bénéficier d’une prise en charge de certaines cotisations sociales pendant la période durant laquelle le salarié aurait eu droit à ses allocations.

Le Fonds d’assurance chômage prend notamment en charge, sur la base minimale soumise à cotisations :

  • 1 % correspondant aux cotisations d’assurance à court terme ;
  • les cotisations d’assurance à long terme concernées ;
  • les cotisations d’assurance maladie générale prévues par le dispositif.

Le salarié doit notamment avoir droit à l’allocation chômage au moment de son recrutement et être effectivement employé.

Il doit également représenter une embauche supplémentaire par rapport à la moyenne des effectifs déclarés au SGK au cours des six mois précédant son recrutement.

7. Réduction pour certains établissements classés « très dangereux »

Une incitation particulière existe pour les entreprises appartenant à la catégorie des activités très dangereuses au sens de la réglementation turque relative à la santé et à la sécurité au travail.

Les établissements concernés doivent notamment employer plus de dix salariés et ne pas avoir enregistré, pendant trois ans, d’accident du travail ayant entraîné un décès ou une incapacité permanente répondant aux critères du dispositif.

Lorsque les conditions sont remplies, la part patronale de la cotisation d’assurance chômage peut être ramenée à 1 % pendant trois ans, à compter de l’année civile suivante.

8. Aide à l’embauche des jeunes, des femmes et des travailleurs qualifiés

L’un des principaux dispositifs d’incitation à l’emploi concerne les salariés recrutés par des employeurs privés entre le 1er mars 2011 et le 31 décembre 2026.

Sous réserve des conditions prévues par la réglementation, la totalité de la part patronale des cotisations sociales calculées sur la rémunération soumise à cotisations peut être prise en charge par le Fonds d’assurance chômage.

La durée de l’aide varie en fonction notamment :

  • de l’âge ;
  • du sexe ;
  • du niveau de formation ;
  • des qualifications ou certificats professionnels détenus.

Selon la situation du salarié, la durée du dispositif peut aller de 6 à 54 mois.

Le salarié doit notamment avoir plus de 18 ans, avoir été sans emploi pendant les six mois précédant son recrutement et être effectivement employé.

9. Aide à l’emploi des personnes en situation de handicap

Les employeurs privés employant des salariés en situation de handicap peuvent bénéficier d’une prise en charge des cotisations patronales.

Dans le cadre du dispositif prévu par l’article 30 du Code du travail turc n° 4857, la totalité de la part patronale des cotisations sociales calculées sur la base minimale soumise à cotisations peut être prise en charge par le ministère du Trésor et des Finances.

L’employeur doit notamment déclarer correctement le salarié et payer les cotisations correspondantes.

10. Incitation pour les activités de R&D et de design

La Turquie prévoit également un régime favorable pour certaines entreprises exerçant des activités de recherche et développement (R&D) et de design.

Pour les salariés éligibles travaillant dans la R&D, le design ou certaines fonctions de support, 50 % de la part patronale des cotisations sociales calculées sur leurs rémunérations peuvent être pris en charge par le ministère du Trésor et des Finances.

Selon les dispositions actuellement applicables, ce mécanisme peut continuer à s’appliquer jusqu’au 31 décembre 2028.

L’éligibilité dépend notamment du statut du salarié et de son activité effective au sein de l’entreprise.

11. Incitations pour les investissements culturels

Les établissements titulaires de certains certificats délivrés par le ministère turc de la Culture et du Tourisme peuvent bénéficier d’un soutien spécifique.

Pour les établissements disposant d’un certificat d’investissement culturel, le dispositif peut couvrir 50 % de la part patronale des cotisations sociales pendant trois ans.

Pour les établissements disposant d’un certificat d’entreprise culturelle, la prise en charge peut atteindre 25 % pendant sept ans.

12. Aide à l’embauche de bénéficiaires de certains services sociaux

L’embauche dans le secteur privé de certaines personnes relevant des dispositifs prévus par la loi n° 2828 peut ouvrir droit à une aide particulièrement importante.

Les cotisations sociales et les cotisations d’assurance chômage, pour leurs parts salariales et patronales, calculées sur la base minimale applicable peuvent être intégralement prises en charge pendant cinq ans.

Le dispositif est financé par le ministère du Trésor et des Finances.

13. Embauche de bénéficiaires d’aides sociales

Les entreprises privées recrutant certaines personnes appartenant à un foyer bénéficiaire d’aides sociales régulières peuvent également bénéficier d’une réduction du coût de l’emploi.

Sous réserve des différentes conditions prévues par la loi n° 3294, la totalité de la part patronale des cotisations sociales calculées sur la base minimale peut être prise en charge pendant un an.

Le salarié doit notamment être inscrit comme demandeur d’emploi auprès de l’İŞKUR et répondre aux critères relatifs aux aides sociales.

Il doit également constituer une embauche supplémentaire par rapport à l’effectif moyen de l’entreprise au cours de l’année précédente.

14. Aide aux services de santé et sécurité au travail

Une aide spécifique existe pour les entreprises comptant moins de dix salariés et exerçant une activité classée dangereuse ou très dangereuse.

Depuis le 1er janvier 2014, le montant journalier de l’aide par salarié correspond à :

  • 1,4 % du salaire minimum brut journalier pour les établissements classés dangereux ;
  • 1,6 % du salaire minimum brut journalier pour les établissements classés très dangereux.

L’entreprise doit notamment disposer d’un contrat conforme pour ses services de santé et sécurité au travail et respecter ses obligations vis-à-vis du SGK.

15. Soutien spécifique au secteur du tourisme en 2026

Un dispositif important a également été instauré pour certains établissements touristiques en 2026.

Il concerne la période allant de mai à décembre 2026 et s’adresse aux établissements privés d’hébergement disposant d’un certificat d’exploitation touristique délivré par le ministère de la Culture et du Tourisme.

Le soutien est calculé sur la base de :

116,67 TRY par jour de cotisation

soit jusqu’à :

3 500,10 TRY par mois et par salarié éligible.

Le montant correspondant est déduit des cotisations sociales dues au SGK et financé par le Fonds d’assurance chômage.

Plusieurs conditions doivent être respectées : l’établissement doit notamment être en activité, transmettre ses déclarations dans les délais, payer ses cotisations et ne pas avoir de dette sociale exigible non régularisée.

Le travail non déclaré, les déclarations fictives ou la sous-déclaration de la rémunération soumise à cotisations peuvent entraîner la récupération des aides déjà accordées et la suppression du bénéfice futur du dispositif.

Certains salariés sont par ailleurs exclus de ce soutien, notamment les salariés étrangers, les salariés relevant du régime de cotisation de soutien à la sécurité sociale et certains salariés travaillant à l’étranger.

Quelles conditions pour bénéficier des aides SGK en Turquie ?

Chaque dispositif possède ses propres conditions d’éligibilité. Néanmoins, plusieurs exigences reviennent régulièrement.

Dans de nombreux cas, l’employeur doit :

  • effectuer ses déclarations de paie et de sécurité sociale dans les délais ;
  • payer les cotisations sociales dans les délais légaux ;
  • ne pas avoir de dette exigible envers le SGK ou respecter un plan de restructuration ou d’échelonnement ;
  • déclarer correctement l’ensemble de ses salariés ;
  • ne pas effectuer de déclaration fictive ;
  • déclarer correctement les rémunérations soumises aux cotisations sociales.

Ces conditions montrent pourquoi les incitations SGK et la gestion de la paie en Turquie sont étroitement liées.

Une erreur dans les déclarations sociales peut non seulement entraîner une régularisation ou des pénalités, mais également faire perdre à l’employeur certains avantages financiers.

Quel impact sur le coût d’un salarié en Turquie ?

Les incitations SGK peuvent avoir un impact direct sur le coût total employeur d’un salarié en Turquie.

Selon le profil du salarié et de l’entreprise, l’avantage peut prendre différentes formes :

  • réduction du taux de cotisation patronale ;
  • prise en charge totale ou partielle des cotisations ;
  • montant fixe mensuel déduit des cotisations SGK ;
  • aide temporaire liée au recrutement ;
  • soutien spécifique à certains secteurs ou investissements.

Il est donc important d’examiner l’éligibilité aux dispositifs applicables lors de l’embauche d’un salarié mais également tout au long de la relation de travail.

Payroll et cotisations sociales en Turquie : comment Azkan Group peut vous accompagner

Pour une entreprise internationale, déterminer les cotisations sociales applicables et identifier les éventuelles aides disponibles nécessite une bonne connaissance du système social turc.

Azkan Group accompagne les entreprises étrangères dans la gestion de leurs salariés et de leur payroll en Turquie.

Nos services comprennent notamment :

  • la gestion de la paie en Turquie ;
  • le calcul des salaires bruts et nets ;
  • le calcul des cotisations sociales ;
  • les déclarations et obligations liées au SGK ;
  • l’administration des salariés ;
  • l’analyse des éléments composant le coût employeur ;
  • les services d’Employer of Record (EOR) en Turquie ;
  • les solutions d’Umbrella Company en Turquie.

Pour les entreprises ne disposant pas d’entité juridique locale, une solution Employer of Record en Turquie permet également d’employer localement un salarié tout en externalisant une grande partie des obligations liées à l’emploi et à la paie.

FAQ – Aides et cotisations sociales en Turquie

Quel est le montant de l’aide au salaire minimum en Turquie en 2026 ?

Pour les employeurs remplissant les conditions applicables, le soutien est fixé à 42,33 TRY par jour, soit jusqu’à 1 270 TRY par mois pour 30 jours éligibles.

Les employeurs bénéficient-ils de réductions de cotisations sociales en Turquie ?

Oui. Plusieurs dispositifs permettent de réduire ou de prendre en charge une partie des cotisations sociales patronales. Leur application dépend notamment du salarié, de l’employeur, du secteur d’activité et du respect des conditions propres à chaque dispositif.

Existe-t-il des aides pour embaucher des femmes ou des jeunes en Turquie ?

Oui. Un dispositif prévu par la loi n° 4447 permet, sous certaines conditions, la prise en charge de la part patronale des cotisations sociales pour certains jeunes, femmes et travailleurs disposant de qualifications professionnelles.

Existe-t-il des aides SGK pour la R&D en Turquie ?

Oui. Les entreprises et salariés répondant aux critères de la législation relative aux activités de R&D et de design peuvent bénéficier d’une prise en charge de 50 % de certaines cotisations patronales. Le dispositif mentionné par le SGK est applicable jusqu’au 31 décembre 2028.

Quelle est l’aide SGK pour le tourisme en 2026 ?

Pour certains établissements privés d’hébergement disposant d’un certificat d’exploitation touristique, l’aide applicable de mai à décembre 2026 atteint 116,67 TRY par jour, soit jusqu’à 3 500,10 TRY par mois pour un salarié comptabilisant 30 jours éligibles.

Comment savoir si mon entreprise peut bénéficier d’une incitation SGK ?

L’éligibilité doit être vérifiée pour chaque dispositif en fonction de la situation de l’entreprise et du salarié. Le secteur d’activité, les effectifs, le profil du salarié, la date d’embauche, l’absence de dette envers le SGK et le respect des obligations déclaratives peuvent notamment être pris en compte.

Les dispositifs, montants et conditions présentés sont basés sur les informations publiées par le SGK pour 2026 et peuvent évoluer. L’éligibilité doit être vérifiée en fonction de la situation particulière de chaque employeur.